L’arbre et l’eau
Les arbres participent au cycle de l'eau et jouent un véritable rôle pour la préservation de cette ressource. L'eau passe d'une forme à une autre, au travers des précipitations, de l'évaporation (en plus de l'évapotranspiration qui résulte des végétaux, et donc des arbres) et des déplacements de vapeur d'eau. Les arbres participent à ce cycle en contribuant à l'évaporation de l'eau qu'ils reçoivent en particulier par les précipitations, et ce au cœur même des territoires.
Au cours de ce cycle, l’eau peut aussi être stockée plus ou moins longtemps dans les sols pour former des réserves souterraines, que l’on appelle des aquifères et parmi lesquelles nous pouvons citer les nappes phréatiques. l’arbre contribue à constituer ces réserves d’eau douce et potable conservées sous terre.
Le bilan hydrique en forêt
Si nous regardons de plus près les grands principes que nous venons de citer, les arbres jouent plusieurs rôles dans le cycle global de l’eau. On parle de bilan hydrique, constitué de flux entrants (précipitations, remontées capillaires depuis les nappes, ruissellements), et des flux sortants, parmi lesquels 3 principaux phénomènes constituent l’évapotranspiration :
- La transpiration des arbresgrâce à leurs feuilles En zone tempérée, un arbre mature peut transpirer jusqu’à 300 litres d’eau en une seule journée.
- Avec leur feuillage, les arbres interceptent les pluies, ce qui contribue à une évaporation directe de cette eau
- A cela s’ajoute un phénomène d’évaporation du sol et de la strate herbacée.
De plus, la présence même des arbres est favorable à la circulation de l’eau, au stockage de l’eau dans les sols :
- Les arbres ralentissent l’arrivée de l’eau au sol après une précipitation(égouttement, écoulement le long des troncs) ;
- L’ombrage des arbres diminue l’évaporation du sol
- La litière aux pieds des arbres et leurs racines ralentissent et diminuent le ruissellement vers l’aval, à la faveur d’un drainage et du stockage de l’eau dans les sols.

L’arbre et les paysages
présence ou absence, taille, aspect selon la saison sont déterminés pour l’arbre par la température et, surtout, par la disponibilité en eau. En général, lorsque l’eau est présente en grande quantité, la vie végétale est foisonnante. Au contraire, lorsque l’eau se fait rare, les arbres sont nettement moins nombreux et diversifiés. Leur répartition suit ainsi la disponibilité en eau des milieux.
Ce sont autant d’informations qui permettent de comprendre notre territoire : richesse du sol, présence d’eau. Par leur présence, les arbres sont des éléments qui structurent et permettent de « lire » un paysage.
Quelques arbres remarquables sont aussi des témoins d’une histoire bien plus longue que celle des hommes
Répartition gé-eau-graphique
La dépendance des arbres à l’eau s’observe très bien à une échelle locale. Imaginez le scénario suivant... Vous vous promenez un dimanche de printemps Vous montez une colline, êtes accueilli par des chênes et des érables. Puis vous descendez une pente douce, et arrivez à un cours d’eau. Vous croisez des frênes, des saules… les arbres se suivent mais ne se ressemblent pas. Ils dépendent des variations de la disponibilité en eau et en nourriture.
Ainsi, en plus des types de sols et de la température des zones climatiques, la distribution des différentes espèces d'arbres dépend de la quantité d'eau disponible dans le milieu.
Les espaces Boisées :
Définition
« Est considéré comme boisé tout terrain d'au moins 5 ares, peuplé par des espèces forestières susceptibles d'atteindre à l'âge adulte une hauteur de 5 m ou plus, où le taux de couvert des arbres est au moins de 10 %. Lorsqu'il s'agit de jeunes peuplements dont le couvert est inférieur à 10 %, ils doivent comporter au moins 500 tiges d'avenir par hectare ou, dans le cas de plantations à grand espacement, 300 plants par hectare. Ces surfaces sont réparties en bois et forêts proprement dits (50 ares et plus) et bosquets (5 ares à 50 ares). Ces derniers avec les haies boisées, les arbres d'alignements et les arbres épars (arbres isolés ou bouquets de moins de 5 ares) constituent les surfaces boisées hors forêt.
Les peupliers dont la culture se rapproche plus d'une production agricole, bien que classés à part, participent à la superficie boisée.
Cas particulier des espaces boisés classés (EBC)
En France, en application de l'article L. 113-1 du Code de l'urbanisme, les plans locaux d'urbanisme (PLU) peuvent classer les bois, forêts, parcs, arbres isolés, haies et plantations d'alignement comme espaces boisés à conserver, à protéger ou à créer (EBC).
Un espace peut donc être classé de manière à le protéger avant même qu'il ne soit boisé et favoriser ainsi les plantations sylvicoles.
Le classement en espace boisé classé (EBC) interdit les changements d'affectation ou les modes d'occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.