Méga-bassines : Victoire devant la justice !
Le tribunal administratif de Poitiers annule 15 projets de bassines (dont 9 sur le bassin de l’Aume-Couture et 7 en Charente) !
Les organisations du collectif BASSINES NON MERCI AUME COUTURE se réjouissent de cette décision de justice !
Ce mardi 3 octobre, les recours portés par l’Association de Protection et avenir du Patrimoine en Pays d’Aigre et en Nord Charente (APAPPA), Poitou-Charentes Nature, l’UFC et la LPO soutenus par la Confédération Paysanne et Bassines Non Merci, se sont traduits par le tribunal administratif de Poitiers par l’annulation des deux arrêtés préfectoraux portant sur la création de 15 méga-bassines.
Le collectif BNM Aume-Couture se mobilise depuis 2021 contre ces projets dont 9 sont situés sur le bassin de l’Aume-Couture (7 en Charente et 2 en Deux-Sèvres). Les méga-bassines auxquelles nous nous opposons et nous opposerons témoignent d’un modèle industriel que nous ne souhaitons pas voir se développer sur nos départements. Elles sont en complète incohérence avec les enjeux actuels de préservations et de partage de la ressource sur les territoires et face aux enjeux climatiques.
Le tribunal de Poitiers a retenu comme motif principal que les projets étaient surdimensionnés. D’ailleurs, il revient sur l’abus du terme réserve de substitution, « puisque dans les deux projets, la logique de substitution n’était pas respectée ». Il est par ailleurs mentionné l’insuffisance de l’étude d’impact, avec des données de références trop anciennes datant de 2001. De plus, il existe déjà 14 bassines et l’étude d’impact ne prend pas en compte ni les effets cumulés du projet avec ceux existants, ni les effets de rabattement de nappe ou les assecs.
Globalement, le tribunal relève une incompatibilité des projets de mégabassines avec le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) étant donné que le projet ne respecte pas les impératifs d'économie d'eau et ne tient pas compte des effets prévisibles du changement climatique1.
C’est une victoire ! Ce jugement légitime pleinement la demande de moratoire national sur les méga-bassines portée par la Confédération paysanne, Bassines Non merci, les Soulèvements de la terre et de nombreuses autres organisations et syndicats.
Nous ne comprendrions pas que des travaux se poursuivent.
Tous les projets et toutes les méga-bassines doivent cesser immédiatement !
SOS Rivières a besoin de vous !
Partout sur le territoire, montrons la réalité des rivières en détresse.
Fin du mois d'août et retour de la canicule. Après un début d'été climatiquement clément sous nos cieux (mais pas partout !), les rivières semblaient aller mieux.
Las ! la réalité se rappelle à notre bon souvenir.
Le climato-scepticisme reprenait son essor.
La profession agricole "section irrigants" claironnait à qui voulait bien l'entendre que le bon état de la boutonne était la conséquence de son bon comportement, avec force chiffres qu'ils sont seuls à détenir, et donc invérifiables.
Mais tout ceci n'était qu'apparence.
Sur la partie aval du bassin (à partir de St Jean), les canaux latéraux étaient déjà étonnamment secs !
Les têtes de bassins et rivières affluents de la boutonne n'étaient déjà pas en très bon état
Des centaines de km d'assecs constatés et dénoncés par les pêcheurs dès la mi-juillet.
Les prélèvements et la météo ont fait le reste.
Mais Monsieur le préfet dort tranquille, les arrêtés sont pris (et respectés ?)
SOS Rivières souhaite rappeler tout cela par une action de communication grand public dans le courant du mois de septembre, basée sur vos observations
Pour cela, un petit « protocole » s’impose :
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Identifier le cours d’eau : par exemple avec googlemap : positionner le marqueur sur le lieu (avec géolocalisation, ça se fait tout seul
laissez le doigt 2 à 3 secondes sur le pointage du lieu –
dans la fenêtre de saisie, s’affiche les coordonnées X (latitude) et Y (longitude)
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Indiquer son état, avec 3 critères : Assec : plus aucun écoulement, il peut persister des flaques dans le lit du cours d’eau Écoulement non visible : Plus d’écoulement observable, il ne s’agit pas juste de présence de flaques ou d'eau stagnante (sinon assec). Écoulement nettement perceptible Ah, oui, n’oubliez pas la photo, la date et l'heure, et autres informations intéressantes selon vous. ! 2 méthodes pour passer l’info : - Nous vous recommandons via le site de France Nature Environnement « sentinelle » - Si vous êtes fâchés avec ce chemin : par |
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Avec cela, nous ferons la synthèse des envois (localisations et photos), nous réaliserons une présentation et en feront une restitution publique - Opération"mon cours d'eau à sec" - sur laquelle nous vous tiendrons informés dès que possible
Nous comptons sur votre engagement
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